Depuis quelques semaines j'ai des contacts avec des amis de quarante ans, pas Carentan, ville où je suis né, mais bien quarante ans soit environ 14 610 jours.
Que le temps passe vite !
Un contact pour commencer puis d'autres qui sont venus se greffer au fil des jours et nous ne désespérons pas d'en retrouver encore notre but étant de reconstituer, au maximum, l'équipage du pétrolier de la marine nationale, dont le port d'attache était Papeete à Tahiti en 1967-1968 et sur lequel nous étions une quarantaine à naviguer sur l'océan Pacifique, ravitaillant les bases militaires de Hao et Mururoa.
Nous nous échangeons des photos de l'époque.
Que de souvenirs enfouis au plus profond de notre cerveau refont surface !
Que de fichiers oubliés sur notre disque dur et dont il faut trouver la compatibilité afin de pouvoir les ouvrir complètement en évitant qu'ils ne plantent lamentablement.
Sur la photo ci-dessous cérémonie de départ pour la métropole sur un autre navire.
Seule une poignée d'entre nous est rentrée sur ce navire et vécu une autre aventure : traversée de la moitié du Pacifique et de l'Atlantique via les Iles Marquises, Acapulco (Mexique), Colon (un bout du canal de Panama), Panama (l'autre bout du canal de Panama), Norfolk (U.S.A.), les iles Açores et enfin Cherbourg.
Le but de ces retrouvailles virtuelles est de se rassembler un jour pour un week-end émotion.
Je ne voudrais pas faire de pub mais c'est sur Copains d'avant que nous nous sommes retrouvés.
Quelle belle phrase à méditer, quel beau message d'espoir pour nombre de personnes qui se sentent sous-estimées, pour toute une population qui ne sait plus très bien où elle en est ni où elle va. Il ne faut jamais désespérer, rien qu'à cette lecture je sens le moral de certains remonter vers le beau fixe au milieu de ces temps moroses mais attention ne vous réjouissez pas trop vite : tous les glands ne deviennent pas grand chêne.
Je viens de retrouver un texte que j'avais pêché je ne sais plus où il y a déjà quelques années et que je vous livre ici :
RENCONTRE
- Nous nous tutoyons ou nous nous vouvoyons?
- Tutoyons-nous;
vous vouvoyez souvent?
- Je tutoie comme je vouvoie
- Moi, je
me tue à tutoyer, mais tout me voue à vouvoyer
-
Vous nous voyez nous vouvoyer?
- Nous voirons; je veux dire, nous
verrons
- Tout à fait, toutefois tout nous fait nous
tutoyer; d'ailleurs, qui
vous vouvoie?
- Mes parents, mais je
ne les vois jamais.
- Ainsi, vos vieux vous vouvoient sans vous
voir
- Et toi, qui te tutoie?
- Mon oncle, mais seulement chez
moi
- Donc, ton tonton te tutoie sous ton toit
- Oui, mais mon
neveu ne veut nous vouvoyer
- Et que faites-vous des dames?
-
Tutoyons les veuves et vouvoyons les tantes
- Mais ma tante est
veuve; elle vouvoie son toutou et tutoie sa voiture
- Vous n'aurez
qu'à louvoyer, tantôt la tutoyer, tantôt la
vouvoyer
- Et les nouveaux venus, les vouvoierons-nous?
- Je
veux voir les nouveaux venus nous vouvoyer. Les nouveaux non
vouvoyants se verront renvoyés comme des voyous
- Et
les non voyants?
- Les non voyants vouvoieront!
- Même au
nouvel an? J'aimerais vous y voir, sous leur nombre les non
vouvoyants vont vous noyer
- Au nouvel an, votre dévoué
n'envoie de voeux qu'aux vouvoyants non
dévoyés.
-
Vous vous fourvoyez!
- Je ne me fourvoie pas, monsieur, mais je me
fous de vous revoir!
- Alors, allez vous faire voir!