Mes flâneries
Mes élucubrations
Que ceux qui m'aiment me suivent !
Randonnée dans les Alpes mancelles
Boucle au départ de Saint-Léonard-des-Bois en passant par Saint-Céneri-le-Gérei
Les Alpes mancelles font partie du Massif armoricain. La variété des paysages résulte d'une histoire géologique complexe, marquée par des phases successives de plissements et d'érosion.
Départ
au pied du « Haut-Fourché » sur le GR36 qui nous
emmènera à Saint-Céneri-le-Gérei en longeant la rivière Sarthe,
parfois sur sa rive, mais le plus souvent très au-dessus comme sur
le versant abrupt du Haut-Fourché qui correspond à la rive concave
du majestueux méandre encaissé de la Sarthe ; le bourg de
Saint-Léonard-des-Bois s'étend sur la rive convexe, en pente douce.
Ici, la dénivellation est relativement importante : 100 mètres nous
séparent du cours d'eau.
L'ensemble
de la randonnée nous promènera d'une altitude de 97 mètres
(départ/arrivée) à une altitude de 223 mètres et accusant une
dénivelée positive cumulée de 790 mètres et autant pour la
négative puisque l'arrivée se situera au point de départ.
Nous
sommes arrivés à Saint-Céneri-le-Gérei, un des plus beaux
villages de France, à l'heure du déjeuner et avons pique-niqué sur
les bords de la Sarthe, en contrebas de l'église perchée sur son
piton rocheux.
Nous
avons fait le tour des expositions de peintures car en ce weekend de
pentecôte, comme chaque année depuis 23 ans, se tenait la
rencontre des peintres et sommes repartis vers notre point de départ
sur des chemins à travers le haut plateau, beaucoup plus plat et
avons terminé par une belle descente à plus de 10% sur presque 1
Km.
Randonnée en forêt d'Andaines
Du côté de Bagnoles de l'Orne
Aujourd'hui, nous avons randonné en forêt d'Andaines et sommes passés par le sanctuaire de Saint Ortaire dont voici la légende :
« Très populaire en Normandie, Saint Ortaire vécu misérablement dans la forêt d'Andaines, se nourrissant pendant 38 ans de racines. Il mourut dit-on à 98 ans, le 15 avril, vers 580. il passe pour le guérisseur des maux de tête, des rhumatismes et de la paralysie. Il sauva même une femme lépreuse. Ces guérisons portèrent au loin la renommée des vertus et la sainteté d'Ortaire.
Un pèlerinage annuel fut organisé le mardi de Pâques. Les fidèles qui se rendaient à l'édifice, accrochaient dans les arbres, des pierres plus ou moins grosses, selon la gravité de la maladie, et ce à la hauteur du mal. Elles permettaient aux étrangers de trouver le chemin du lieu de culte. La tradition veut que Saint Ortaire soit lui-même à l'origine de ce rite, en semant, à l'instar du Petit Poucet, des cailloux sur le chemin de l'ermitage Saint Antoine, où il se rendait régulièrement.
Malheur
à celui qui se moque ou abat les cailloux, il hérite du mal enlevé
à un autre. »
Nous
avons fait un bout de chemin sur une voie ferrée désaffectée
reconvertie au vélo-rail et nous nous sommes ensuite enfoncés dans
la forêt sur un petit chemin afin d'atteindre le « Rocher
Broutin » qui est une barre de grès armoricain. Type de barre
que l'on retrouve en plusieurs endroits du Massif Armoricain.
En
continuant sur notre chemin forestier, nous sommes arrivés au pied
du « Chêne Hippolyte » qui est un chêne âgé d'environ
300 ans, d'une hauteur de 30 mètres, d'une circonférence à 1,30 m
du sol de 5,26 m et d'un volume total de 40 m³.
Retour à Bagnoles de l'Orne, célèbre station thermale du département de l'Orne dont je vous livre ici la légende des eaux (c'est ma journée légendaire):
« Il y avait autrefois, sur les marches du Maine, de Normandie et de Bretagne, un seigneur de grand renom qui avait été jeune et beau, fort et brave, et qui possédait de grands biens. Mais au temps où nous parlons, il eut tout donné pour retrouver toute sa vigueur d'autrefois ainsi que celle de son fidèle destrier, car tous deux avaient bien vieilli et gagné fatigues et rhumatismes.
N'en pouvant plus de voir son cheval périr, il l'abandonna dans une gorge profonde où nul homme n'était jamais allé. Quelle ne fut pas sa joie et son étonnement, lorsqu'un mois après, il le retrouva frais comme aux jours où il courait les aventures! L'animal fringant et méconnaissable conduisit alors le seigneur jusqu'à une fontaine aux eaux limpides comme le cristal. Le seigneur s'y baigna et retrouva toute sa jeunesse. Il revint au manoir avec sa monture, à peine reconnaissables et chargés de provisions de vie et de santé pour de longues années.
Il
fut si reconnaissant qu'il fonda en ces lieux un hôpital et une
chapelle pour les malades. »
Randonnée du bord de mer
Omaha Beach
De Vierville sur Mer à Sainte Honorine des Pertes
Départ pour la côte, plus exactement
Vierville sur Mer pour une randonnée de 20 Kms aller-retour sur
Omaha Beach, nom de code de cette plage pour l'opération
« Overload »mais qui fut surnommée « Omaha la
sanglante » après le débarquement.
Nous longeons la plage sur la promenade en bordure de mer sur 3 Kms et admirons d'un côté la mer et de l'autre quelques jolies villas. Nous continuons sur un chemin dans le marécage entre le cimetière américain de Colleville sur Mer et la plage sur environ 1 km et faisons une pause pique-nique dans les dunes au pied du cimetière.
Après s'être restaurés, avoir remis
notre sac sur le dos et les bâtons en mains, nous voilà repartis à
travers le marécage jusqu'à la plage de Colleville sur Mer.
Quelques centaines de mètres sur une route goudronnée, nous prenons
à gauche un pont enjambant un ruisseau et continuons sur un chemin
carrossable puis un petit chemin boisé qui monte vers la haute
plaine et nous mène à nouveau sur un chemin carrossable qui nous
conduit vers les ruines de la chapelle Saint Siméon envahies de
lierre et d'où nous avons une belle vue sur la mer en contrebas.
Après un petit arrêt pour prendre
quelques photos, nous continuons notre route, ou plutôt devrai-je
dire chemin vers Sainte Honorine des Pertes.
La descente vers le lieu dit « Les
Bateaux » est bien raide et il va falloir la remonter tout à
l'heure car nous arrivons au terme de notre circuit. Nous arrivons
donc sur une plage de galets au pied d'une falaise et à notre
surprise, sur la gauche coule une cascade.
Goûter au bord de l'eau et c'est
reparti pour refaire le chemin à l'envers!
Le jeune roi François Ier a vingt-cinq ans lorsqu'il lance, en 1519, l'immense chantier du château de Chambord. À cette même époque cinq grandes puissances se disputent alors la suprématie européenne et les jeux d'alliance se font et se défont entre la France, les États du pape en Italie, l'empire Ottoman et l'empire de Charles Quint.
Dès son accession au trône en 1515, François Ier part conquérir la province du Milanais en Italie que son prédécesseur Louis XII n'avait su conserver. De retour en France, marqué par sa victoire de Marignan et influencé par l'architecture italienne de la renaissance, le jeune roi ambitieux et passionné de chasse entreprend la construction du château de Chambord. Tout en conservant, dans sa conception, l'apparence d'une forteresse médiévale (un donjon central flanqué de quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte clôturant le tout) Chambord est la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l'architecture novatrice de la renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres et des moulures horizontales rythmant les façades).
Voulu comme un relais de chasse, Chambord possède une architecture qui en fait le château de toutes les démesures :156 mètres de long, 56 mètres de haut, 77 escaliers, 282 cheminées et 426 pièces. Pourtant, malgré ses dimensions colossales, la silhouette du château séduit toujours par sa grâce et son équilibre. De tous les matériaux utilisés pour cette construction, c'est le tuffeau qui attire l'œil du visiteur. Bien qu'utilisée dans la majorité des sites du Val de Loire, c'est certainement à Chambord que cette pierre calcaire, à la fois tendre et fragile, est travaillée avec le plus de virtuosité.
Au centre du donjon s'élève le célèbre escalier à doubles révolutions desservant les trois étages du château. Celui-ci est constitué de l'imbrication de deux escaliers en vis évoluant autour du noyau creux central. Cet ensemble supporte la tour lanterne surmontée de la fleur de lys. Deux personnes empruntant chacune une volée d'escalier peuvent s'apercevoir par les ouvertures pratiquées dans le noyau mais ne se rencontrent jamais.
Situation ubuesque, à
mourir de rire si ce n'était aussi tragique, un cas qui n'est
certainement pas unique. Jugez vous mêmes :
Trois pédophiles majeurs (dans tous les sens du terme, soit : âgés de plus de 18 ans, bien plus et majeurs aussi les actes commis) sont condamnés à la prison ferme avec obligation de suivre des soins sous peine de voir la peine rallongée de deux ans et inscription au fichier de la grande délinquance sexuelle.
Jusque là tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes mais, premier “ couac ”, pas de gendarmes disponibles pour encadrer les condamnés et les conduire en prison et de toute façon cela ce serait avéré inutile puisque, second “ couac ”, il faut les relâcher dans l'attente de la libération d'une place dans une prison.
Ces trois pédophiles condamnés sont donc en totale liberté, entièrement libres de leurs mouvements et habitant la même ville que leurs victimes qui vivent dans l'angoisse de les rencontrer au détour d'une rue.
S'il y a de nouvelles victimes, s'en prendra-on aux juges ou au ministère de la justice ? Lequel aura failli à ses devoirs ? On trouvera bien un lampiste pour porter le chapeau de l'incompétence de personnes qui ne peuvent pas commettre d'erreurs sinon elles ne seraient pas à ce poste.
Vive la France, pays des droits de l'homme et du citoyen, qui ne fait que régresser dans les domaines de la justice et des libertés individuelles.
En parcourant les infos sur le net ce matin, je suis tombé sur un article de 20minutes.fr relatant une déclaration de Nicolas Sarkozy à Provins hier 20 janvier 2009 au sujet de la réforme de la carte militaire et je ne peux m'empêcher de vous en livrer un extrait qui illustre bien l'outrecuidance de notre Président :
«Qui peut me dire que cette situation pouvait perdurer : dispersion de moyens, dispersion d'argent, dispersion d'efficacité», a lancé Nicolas Sarkozy avant d’asséner un argument mystérieux: «Il y avait des régiments français en charge de s'assurer que nous ne serions pas envahis par l'Italie», a raillé le chef de l'Etat. «On voulait pas l'armée italienne, on a eu Carla», a-t-il poursuivi, «mais enfin c'est quand même plus agréable, notamment pour moi».
Et
par la même occasion je vous livre le commentaire d'un internaute
qui reflète, j'en suis sûr, le sentiment de bon nombre de
Français :
Ca continue, après la fin du peu d'indépendance qui restait à la justice, le baillonnement de l'opposition parlementaire, la mise sous pression du sénat, et la mise sous tutelle de la gendarmerie, voici la suite du remodelage de l'armée. Seuls les aveugles ne voient pas où nous allons...
tijo 21.01.2009 - 10h16 |