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Randonnée en forêt d'Andaines
Du côté de Bagnoles de l'Orne
Aujourd'hui, nous avons randonné en forêt d'Andaines et sommes passés par le sanctuaire de Saint Ortaire dont voici la légende :
« Très populaire en Normandie, Saint Ortaire vécu misérablement dans la forêt d'Andaines, se nourrissant pendant 38 ans de racines. Il mourut dit-on à 98 ans, le 15 avril, vers 580. il passe pour le guérisseur des maux de tête, des rhumatismes et de la paralysie. Il sauva même une femme lépreuse. Ces guérisons portèrent au loin la renommée des vertus et la sainteté d'Ortaire.
Un pèlerinage annuel fut organisé le mardi de Pâques. Les fidèles qui se rendaient à l'édifice, accrochaient dans les arbres, des pierres plus ou moins grosses, selon la gravité de la maladie, et ce à la hauteur du mal. Elles permettaient aux étrangers de trouver le chemin du lieu de culte. La tradition veut que Saint Ortaire soit lui-même à l'origine de ce rite, en semant, à l'instar du Petit Poucet, des cailloux sur le chemin de l'ermitage Saint Antoine, où il se rendait régulièrement.
Malheur
à celui qui se moque ou abat les cailloux, il hérite du mal enlevé
à un autre. »
Nous
avons fait un bout de chemin sur une voie ferrée désaffectée
reconvertie au vélo-rail et nous nous sommes ensuite enfoncés dans
la forêt sur un petit chemin afin d'atteindre le « Rocher
Broutin » qui est une barre de grès armoricain. Type de barre
que l'on retrouve en plusieurs endroits du Massif Armoricain.
En
continuant sur notre chemin forestier, nous sommes arrivés au pied
du « Chêne Hippolyte » qui est un chêne âgé d'environ
300 ans, d'une hauteur de 30 mètres, d'une circonférence à 1,30 m
du sol de 5,26 m et d'un volume total de 40 m³.
Retour à Bagnoles de l'Orne, célèbre station thermale du département de l'Orne dont je vous livre ici la légende des eaux (c'est ma journée légendaire):
« Il y avait autrefois, sur les marches du Maine, de Normandie et de Bretagne, un seigneur de grand renom qui avait été jeune et beau, fort et brave, et qui possédait de grands biens. Mais au temps où nous parlons, il eut tout donné pour retrouver toute sa vigueur d'autrefois ainsi que celle de son fidèle destrier, car tous deux avaient bien vieilli et gagné fatigues et rhumatismes.
N'en pouvant plus de voir son cheval périr, il l'abandonna dans une gorge profonde où nul homme n'était jamais allé. Quelle ne fut pas sa joie et son étonnement, lorsqu'un mois après, il le retrouva frais comme aux jours où il courait les aventures! L'animal fringant et méconnaissable conduisit alors le seigneur jusqu'à une fontaine aux eaux limpides comme le cristal. Le seigneur s'y baigna et retrouva toute sa jeunesse. Il revint au manoir avec sa monture, à peine reconnaissables et chargés de provisions de vie et de santé pour de longues années.
Il
fut si reconnaissant qu'il fonda en ces lieux un hôpital et une
chapelle pour les malades. »